Dans la soirée du 4 février, Essia Boularès avait eu une altercation avec un voisin pompier qui lui demandait de baisser le volume de sa musique Incendie de la rue Erlanger — Wikipédia. Vers 00h30, elle a mis le feu devant la porte de ce voisin au 2ème étage de l’immeuble du 17 bis rue Erlanger.
Les fumées toxiques et les flammes ont rapidement envahi cet immeuble ancien de 8 étages, situé en fond de cour et donc difficile d’accès pour les secours. De nombreux habitants sont restés piégés dans leur appartement. Le feu s’est propagé de façon « assez hors norme au regard de son intensité » selon les experts.
Essia Boularès, 44 ans au moment du procès, est une femme alcoolique souffrant de troubles mentaux et d’addictions importantes. Elle avait été incarcérée peu après les faits et a effectué l’essentiel de sa détention provisoire dans une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), dédiée aux détenus nécessitant des soins psychiatriques.
Elle a nié pendant deux ans avant d’avouer : « c’est moi qui ai mis le feu au bâtiment. J’étais dans un état psychotique ».
Les expertises psychiatriques : Deux expertises ont conclu que son discernement était « altéré » au moment des faits, mais pas « aboli ».
Les réquisitions : L’avocat général a requis 27 ans de réclusion criminelle, comparant la scène vécue par les victimes à celle d’un « attentat terroriste » et estimant que sa décision n’était ni « un geste délirant », ni « un geste impulsif », mais le résultat de « sa colère non maîtrisée et exacerbée par son alcoolisme.
Les plaidoiries des victimes : Les avocats des victimes ont appelé le jury à « rendre une justice à la hauteur de leurs souffrances » et à protéger la société « de manière durable et efficace »
Le 23 février 2023, après plus de six heures de délibéré, Essia Boularès a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle. La peine est assortie d’une sûreté des deux tiers et d’un suivi socio-judiciaire pendant 15 ans avec injonction de soins.
Avant le verdict, elle avait déclaré dans le box : « Je veux juste dire pardon pour tout, pardon pour tout », avant de fondre en larmes.
Le 28 février 2023, la défense a fait appel de cette condamnation, estimant qu’il s’agissait d’une « peine d’élimination sociale » qui « ne laisse aucun espoir »
Ne sous-estimez pas le caractère urgent d’une affaire. en cas de doute, contactez-nous au plus vite.
Tél port. : (+33) 7.56.92.30.60
contact@avocat-soukouna.fr 24h/24 – 7 jrs/7


