Divorce par consentement mutuel à Évry

Droit de la famille · Évry-Courcouronnes

Divorce par consentement mutuel à Évry

Le divorce par consentement mutuel se règle sans juge, par une convention rédigée et contresignée par les avocats des deux époux, puis déposée au rang des minutes d’un notaire. C’est la voie la plus rapide et la plus économique — à condition que l’accord soit complet.

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Divorce amiable, sans juge

Barreau de l’Essonne

Un divorce amiable n’est pas un divorce sans conseil. C’est un divorce où chaque époux est défendu, pour que l’accord tienne.

Depuis 2017, les époux qui s’entendent sur le principe de la rupture et sur l’ensemble de ses conséquences divorcent sans passer devant un juge. La procédure repose sur une convention signée par les quatre parties — les deux époux et leurs deux avocats — puis déposée chez un notaire. C’est ce dépôt qui donne au divorce sa force exécutoire et sa date.

L’accord doit être complet : résidence des enfants, contribution à leur entretien, partage des biens, sort du logement, prestation compensatoire éventuelle. Un seul point laissé en suspens et la voie amiable se ferme : le dossier bascule vers le divorce judiciaire.

La loi impose que chaque époux ait son propre avocat. Ce n’est pas une formalité administrative : c’est la garantie que personne ne signe une convention déséquilibrée sans en mesurer la portée, et c’est ce qui rend l’accord solide dans la durée.

Les situations dans lesquelles le cabinet intervient


Le cabinet intervient pour l’un ou l’autre des époux, dans toutes les configurations de droit de la famille où l’accord est atteignable.

Couple sans enfant ni bien

La configuration la plus simple : la convention règle la rupture, le sort du logement et l’éventuelle prestation compensatoire. Quelques semaines suffisent une fois l’accord trouvé.

Couple avec enfants mineurs

La convention fixe la résidence, le droit de visite et la pension alimentaire. Chaque enfant doit être informé de son droit à être entendu par un juge.

Couple propriétaire d’un bien

Un état liquidatif notarié est obligatoire. Le bien est vendu, racheté par l’un des époux, ou maintenu en indivision — chaque option a des conséquences fiscales distinctes.

Époux séparés depuis longtemps

La séparation de fait ancienne facilite l’accord : les situations sont déjà stabilisées. Reste à formaliser ce qui existe et à régler le patrimoine resté commun.

Écarts de revenus importants

Une prestation compensatoire peut être due. Son montant se négocie, en capital ou en rente, et doit figurer dans la convention : elle ne pourra plus être demandée après.

Conversion d’une procédure en cours

Un divorce contentieux engagé peut basculer vers le consentement mutuel si un accord se dessine. C’est souvent la meilleure issue.

Pour qui ?


La voie amiable convient à des situations très différentes — encore faut-il vérifier que les conditions sont réellement réunies.

01

Vous êtes d’accord sur tout

Le principe de la rupture et ses conséquences sont arrêtés entre vous. Le rôle du cabinet est de sécuriser cet accord et d’en vérifier l’équilibre avant que vous ne signiez.

02

Vous êtes d’accord sur l’essentiel

Il reste un ou deux points à trancher. La négociation entre avocats permet le plus souvent de les régler sans passer devant le juge, et donc sans allonger les délais.

03

Vous avez reçu un projet de convention

L’avocat de votre époux vous a adressé un projet. Ne signez rien avant de l’avoir fait examiner : le délai de réflexion de quinze jours existe précisément pour cela.

Le divorce amiable étape par étape


La procédure est balisée par la loi. Voici son déroulement, du premier rendez-vous au dépôt chez le notaire.

Étape 1 · Le premier rendez-vous

Le cabinet vérifie que les conditions du consentement mutuel sont réunies et fait le point sur votre patrimoine, vos revenus et la situation des enfants. C’est là que se repèrent les déséquilibres qu’un accord trop rapide masquerait.

Étape 2 · La négociation de la convention

Les deux avocats échangent et rédigent. Sont réglés : la résidence des enfants, la contribution à leur entretien, le partage des biens, le sort du logement et la prestation compensatoire éventuelle. Rien ne doit rester en suspens.

Étape 3 · Le délai de réflexion

Le projet est adressé à chaque époux par lettre recommandée. S’ouvre alors un délai de quinze jours, incompressible : la convention ne peut être signée avant son expiration, sous peine de nullité.

Étape 4 · La signature

Les époux et leurs avocats signent la convention, en principe lors d’un rendez-vous commun. L’acte est contresigné par les avocats, ce qui lui confère sa force probante et engage leur responsabilité sur son contenu.

Étape 5 · Le dépôt chez le notaire

La convention est transmise au notaire, qui la dépose au rang de ses minutes dans les quinze jours. Le divorce prend effet à cette date. Le notaire délivre ensuite une attestation permettant la mise à jour de l’état civil.

Pourquoi confier votre dossier au cabinet


Le divorce amiable a mauvaise réputation auprès de ceux qui l’ont mal négocié. Une convention se lit dans dix ans : c’est à ce moment que l’on découvre qu’une prestation compensatoire n’a pas été demandée, qu’un bien a été sous-évalué, ou qu’une clause sur les frais de scolarité est trop vague pour être appliquée. Le rôle du cabinet n’est pas de ralentir l’accord, mais de vérifier qu’il est équilibré et rédigé de manière exécutable. Lorsque l’accord est sain, la procédure est rapide et le coût maîtrisé. Lorsqu’il ne l’est pas, mieux vaut le savoir avant de signer qu’après.

Une double compétence famille et pénal

Master 2 droit pénal et sciences criminelles (major de promotion) et pratique constante du droit de la famille : un atout décisif lorsqu’un dossier de séparation bascule sur le terrain pénal — violences, non-représentation d’enfant, abandon de famille.

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Questions fréquentes


Peut-on prendre le même avocat à deux ?

Non. Depuis 2017, chaque époux doit avoir son propre avocat. C’est une condition de validité de la convention : le divorce serait nul si les deux époux étaient conseillés par le même professionnel.

Combien de temps prend un divorce amiable ?

Quelques mois en pratique : le temps de négocier la convention, le délai de réflexion incompressible de quinze jours, puis le dépôt chez le notaire. La présence d’un bien immobilier allonge le calendrier, l’état liquidatif devant être établi au préalable.

Que se passe-t-il si notre enfant demande à voir le juge ?

Le divorce sans juge devient impossible. La procédure bascule devant le juge aux affaires familiales, qui entendra l’enfant avant d’homologuer l’accord des parents. L’enfant doit avoir été informé de ce droit, et cette information figure dans la convention.

Peut-on revenir sur la convention après signature ?

Une fois déposée chez le notaire, la convention a force exécutoire et ne se défait pas facilement. C’est précisément le rôle du délai de réflexion de quinze jours que de permettre de renoncer avant.

Le divorce amiable est-il toujours la meilleure solution ?

Non. Il suppose un rapport de force équilibré. Lorsqu’un époux ignore l’étendue du patrimoine, subit une pression ou accepte des conditions manifestement défavorables pour en finir vite, le cabinet le dit clairement plutôt que de faire signer.

Un divorce par consentement mutuel négocié à Évry, pour toute l’Essonne


Le cabinet, installé au 5 Boulevard de l’Europe à Évry-Courcouronnes, accompagne les couples de Corbeil-Essonnes, Massy, Palaiseau, Sainte-Geneviève-des-Bois, Draveil et de l’ensemble du département. Les rendez-vous se tiennent au cabinet, en visioconférence ou par téléphone, ce qui facilite l’organisation lorsque les époux ne vivent plus à la même adresse.

La procédure ne nécessitant aucune audience, la distance n’est pas un obstacle : seule compte la qualité de la négociation entre les deux avocats et la rigueur de la rédaction.

Quand la voie amiable n’est pas la bonne


Le divorce sans juge suppose un équilibre réel entre les époux. En présence de violences au sein du couple, cette voie est à écarter : la situation relève de l’ordonnance de protection et, le plus souvent, d’un volet pénal que le cabinet traite en parallèle.

Elle est également inadaptée lorsqu’un époux ne connaît pas l’étendue du patrimoine commun, lorsqu’une entreprise doit être valorisée, ou lorsque le désaccord porte sur la résidence des enfants. Dans ces cas, le juge apporte une protection que la convention ne peut offrir.

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